Une fonction encore moins dominante il y a 10 ans, les entreprises tendent à intégrer un mécanisme de gestion sociale au sein de leur organisation. Certaines le rattachent aux branches de la finance, d’autres aux finances, les chiffres ne font que confirmer son utilité. En effet, en 2019, environ 3 sur 10 entreprises en France engagent un contrôleur de gestion sociale. Dans cet article, nous cernons l’essentiel à ce sujet : la définition et l’explication de ces chiffres, les enjeux et les fondamentaux du contrôle de gestion sociale.

Qu’est-ce que le contrôle de gestion sociale ?

D’une manière simple, le contrôle de gestion sociale se définit comme une méthode pour suivre, mesurer et réorienter la politique de ressources humaines au sein d’un établissement. L’amélioration reste constamment tenue en compte par l’entreprise.

Bien qu’il s’agisse d’un domaine assez large, la visée économique du poste est indéniable. En effet, la question est aussi de maintenir la masse salariale de l’entreprise stable. De fait, les coûts de production restent aussi sur un bon équilibre du côté financier de l’établissement.

De plus, le contrôle de gestion sociale ne se limite pas là, une bonne analyse dans ce domaine recèle de bons indicateurs qui expliquent certaines irrégularités. Notamment, ces facteurs peuvent fournir une explication à l’accélération brusque du ratio de rotation des stocks, et ainsi, cela permet aux ressources humaines de prévoir le besoin en nouvelle main-d’œuvre, etc.

À ce titre, occuper une fonction de contrôleur de gestion sociale nécessite une bonne capacité d’analyse. Il faut être à l’aise avec les données.

Les enjeux du contrôle de gestion sociale

Le contrôle de gestion sociale gagne du terrain du fait que celui-ci offre à l’entreprise quelques garanties. En effet, voici en quelques points les atouts du contrôle de gestion sociale :

Des données optimales pour les ressources humaines qui facilitent les décisions ;

Un suivi adapté aux exigences RH ;

Une bonne gestion et une identification accrue qui expliquent l’écart de la masse salariale

Une direction optimale des effectifs et des dépenses de personnel.

Les activités clés du contrôle de gestion sociale

Pour mettre en place un contrôle de gestion sociale fiable au sein d’une entreprise, quelques composantes fondamentales semblent nécessaires. En gros, ces bases tournent autour de cinq points incontournables.

D’abord, une construction du système de direction sociale de l’établissement s’impose. Cette opération consiste à recueillir les données chiffrées qui concernent la SIRH, établir les tableaux de bord social et les transmettre de la manière la plus simple, rédiger des dossiers institutionnels nécessaires comme le bilan social, l’enquête, etc.

Ensuite, l’analyse des données et la suggestion de piste d’amélioration des erreurs constatées.

De plus, il y a la maitrise de la masse salariale qui doit s’exprimer par un équilibre. Ici, il faut décider de la direction de la masse salariale et planifier la promotion des salariées et les augmentations de salaire.

Analyser des données spécifiques, en particulier la rotation des stocks, le taux d’absentéisme, les handicaps, etc. De même, il faut contribuer à diverses activités RH.

Enfin, il faut établir et gérer un SIRH.